Tombeau Guet (1905) Cimetière père lachaise 19 ème div. allées des chèvres (Paris 20)

Tombeau de Georges Guët (1886-1936) , architecte en chef des monuments historiques et élève d'Anatole de Baudot, construite de 1905 à 1907 en béton armé et en brique de grès flammé, pour servir de sépulture à sa famille

Photo Construction Moderne

Photo site « Paris 1900 » 

Photo site « Paris 1900 » 

Décrit dans le numéro de 8 Juin 1907 de la construction moderne [117] :

« Les piles sont en gris flammé à l'extérieur…

Les parties cintrées du monument, […] ont été exécutées en ciment armé.

Pour éviter au ciment armé la monotonie d'aspect, l'auteur a recherché une décoration agréable […]

Le mortier de ciment étant composé d'un tiers de ciment et de deux tiers de matière inerte, […] l'auteur a pensé remplacer cette matière inerte par une nouvelle qui donnerait

de la couleur et du grain au ciment armé. […] M. Guet a choisi des débris de carreaux, de grès cérame vitrifié de couleurs différentes, qu'il a mélangés au ciment.. L'effet ainsi obtenu est des plus heureux […]

Différents détails montrent tout le soin que l'architecte a apporté dans l'exécution de ce tombeau : l'installation de sièges, de jardinières en ciment armé et grès flammé, etc.…,

L'exécution des grès flammés [a été faite ] par la maison Gentil et Bourdet. »

Le site « Paris 1900 » [87] : « Je ne saurais trop recommander d'aller voir, au cimetière du Père-Lachaise à Paris, la très curieuse tombe que l'architecte Georges Guët (1866-1936) construisit pour sa famille, très certainement à l'occasion de la disparition de son père, survenue en 1903. L'édifice, complètement ajouré, paraît malheureusement un peu rachitique, à l'image de ses très effrayants gardiens, et certains de ses détails, en particulier son couronnement et sa jolie croix, auraient pu laisser espérer un peu plus d'excentricité. Mais il faut dire que le monument a été construit dans un espace très étroit, et une végétation envahissante empêche de l'admirer dans les meilleures conditions. Néanmoins, avec l'aide des sculpteurs M. Braemer et T. Prudhomme - celui-ci ayant signé le buste de femme figurant au fond du monument, daté de 1904 -, Guët a réalisé une composition étrange, variée et colorée. Mais l'équipe fut grandement aidée par les céramistes Gentil et Bourdet, qui commençaient alors une carrière qui allait devenir particulièrement brillante. Pour la tombe Guët, ils réalisèrent des éléments en grès à la façon d'Alexandre Bigot, mais en commençant déjà à s'adonner, timidement, à ce qui allait rapidement assurer leur succès : la mosaïque de grès ».

Cette tombe est Inscrites au titre des Monuments Historiques