Biographies

 

Arfvidson André (1870- 1935)

Il fait partie des "architectes intermédiaires" qui annoncent le mouvement moderne. Il a construit à Paris : Magasins Virgin des Champs-Elysées (8è), logements rue Campagne-Première (14è), Hôtel Prince-de-Galles
Il a construit en région parisienne : Cité-Jardin de Chatenay-Malabry

[48] Architecte DPLG élève de Ginain, il a construit des maisons de rapport ; 236, 238 Bd Raspail (1904), 105 Ave Poincaré (1906), puis les ateliers de la rue Campagne première (1911). Il a fait partie de la première équipe de la cité H.L.M de Chatenay Malabry avec Bassompierre et de Rutté en 1920, et construisit ensuite l'hôtel Georges V.

Bechmann  (1880- 1968)

[81]   Admis à l’Ecole des beaux-arts de Paris en 1898, il est l’élève de Victor Alexandre Laloux. Il est diplômé  en février 1905.

Bluysen Auguste (1868- )

[48] Elève de Gehrardt et de Redon à l' Ecole des Beaux Arts, il a construit plusieurs salles de spectacles, dont le théâtre de la Michodière et le cinéma rex (1933);

Voir aussi :

Bonnier Louis (1856- 1946)

[48] Elève d'Andre à l' Ecole des Beaux Arts, il est d'abord architecte voyer de la ville de Paris. Mal connu en France, il est pourtant l'un des précurseurs (francais) de l'Art Nouveau. Samuel Bing fera appel à lui en 1895, pour aménager sa galerie. Il est aussi l'un des premiers architectes à s'intéresser au béton. En dehors de Paris il a surtout construit dans le Nord à Templeuve, Winnereux, Lille.

Voir aussi

Bouvard Joseph (1840- 1920)

[48] Architecte diplômé, il est inspecteur des travaux de Paris, puis architecte de la ville en 1879, enfin directeur des services d'architecture de la ville. Architecte conseil de la compagnie du P.L.M, il a également construit les gares de St Etienne et Marseille.

Voir aussi :

Bouwens van der Boijen Richard (1863- 1939)

[81]  Richard Bouwens van der Boijen (1863-1939), fils de William Bouwens, architecte, DPLG en 1892. Il est architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux et architecte en chef du Crédit lyonnais, dont il réalise avec son père l'agrandissement du siège social à Paris entre 1893 et 1901.

Il est auteur de plusieurs hôtels particuliers à Paris:

- son hôtel personnel 8, rue de Lota, Paris 16e, avec le peintre Albert Besnard (1898-1900), dont la façade est primée au concours de la ville de Paris en 1899,

- l'hôtel 6, rue de Chézy, Neuilly-sur-Seine (1900-1904),

- l'immeuble 27 bis, quai Anatole-France, Paris 7e (1905; grès de Gentil et Bourdet),

- l'hôtel 15, bd de Montmorency, Paris 16e, avec l'architecte Maurice Boutterin (1920-1921),

Il aménage, également avec Maurice Boutterin, l'hôtel de Coislin place de la Concorde, Paris 8e

(1921).

Il est aussi architecte de la Compagnie générale transatlantique. À ce titre il participe dans les années 1930-1934, à l'aménagement du paquebot Normandie, en collaboration avec R.-H. Expert et de nombreux artistes, dont le sculpteur Carlo Sarrabezolles et le décorateur Jean Dunand.

 

Deneux Henri (1874- )

[48] Elève d'Anatole de baudot, il s'intéresse au béton armé. Architecte des Monuments Historiques, il passera plusieurs années de sa vie à restaurer, la cathédrale de reims très endommagée après la guerre de 1914. en 1868, il est l'élève de Labrouste et Vaudoyer. Outre le crédit lyonnais, il a construit des Hôtels particuliers aux Goldsmith, cernuschi, Pereire, Rotschild tant à Paris qu'à Francfort, Londres.

Garnier Tony (1869-1948),

[13] " Architecte français, auteur d'un important projet d'urbanisme social et moderniste. Né à Lyon, dans une famille de canuts, Tony Garnier réalisa l'essentiel de son œuvre dans cette ville. Il entra à l'École des beaux-arts de Lyon en 1886, puis à celle de Paris en 1890. Il fut, avec son condisciple Auguste Perret, l'élève du rationaliste Guadet. Il évolua dans les cercles socialistes auprès de Jean Jaurès et d'Émile Zola. Prix de Rome en 1899, il séjourna quatre ans à la villa Médicis où il s'engagea dans la conception d'un très vaste projet pour une "!cité industrielle!". En 1901, il présenta le plan général d'un gigantesque projet urbain et social, dans la lignée des utopies fouriéristes. Il publia ce travail en 1917 sous le titre : Une cité industrielle, étude pour la construction des villes, sur laquelle il continua de travailler toute sa vie. Pour la ville de 35 000 habitants qu'il imagina, il conçut des réponses aux besoins d'habitation, de travail, de production d'énergie, de transport, d'études et de loisirs mettant en œuvre les matériaux modernes (béton armé, métal, verre). Marqué par son enseignement, le style moderne de Garnier conserva des References à l'Antiquité classique et un sens profond de la monumentalité. Peintre et dessinateur talentueux, il accorda au rendu de ses travaux une grande attention, qui le rattache à ses prédécesseurs du XVIIIe siècle, comme Boullée. La lumière, la végétation, l'aération, l'hygiène furent pour Tony Garnier les fondements de l'urbanisme moderne. Il envisagea des solutions nouvelles comme les circulations séparées, le plan libre, le toit-terrasse, le mur de verre, les pilotis, que Le Corbusier lui emprunta. Ce dernier publia des extraits de son œuvre dans l'Esprit nouveau et dans Vers une architecture. Les CIAM et la Charte d'Athènes revendiqueront cet héritage.

Soutenu par le maire socialiste Édouard Herriot, Tony Garnier réalisa à Lyon d'importants édifices, directement inspirés de sa Cité Industrielle : entre 1906 et 1909, les abattoirs de la Mouche pour lesquels il conçut une vaste nef métallique (aujourd'hui halle Tony Garnier), le stade olympique en 1913-1916. Entre 1915 et 1935, il construisit principalement l'hôpital de Grange-Blanche (aujourd'hui Édouard-Herriot) constitué de vingt-deux pavillons et un ensemble d'habitations composant le "!quartier des Etats-Unis!", à Villeurbanne. Pour l'hôtel de ville de Boulogne-Billancourt, construit entre 1931 et 1934, il conçut également le mobilier et la décoration "

Gutton Henri (1874- 1963)

[48] Elève de Laloux qui le pousse à préparer le prix de Rome; Mais ses idées esthétiques, aussi bien que sociales l'en retiennent. Il fait des travaux d'aménagements de magasins à l'Exposition de 1900 qui lui valent une médaille d'or, et construisit la maison des grains rue St Jean à Nancy (1901). Après la construction du grand bazar, il en deviendra l'administrateur délégué. Sa carrière évoluera ensuite entre la décoration et l'industrialisation du bâtiment dont il fut l'un des pionniers.

Hermant Jacques (1855- 1930)

[48] Elève de Vaudremer et Raulin à l' Ecole des Beaux Arts; 2 eme grand prix de Rome en 1880. Très représentatif de son époque, il construisit la caserne des célestins dans le style Louis XIII (mais avec des grandes fermes métalliques pour les manèges), ou la salle Gaveau dans le style Louis XVI (mais en utilisant pour la première fois le béton dans une salle de spectacles).

Voir aussi :

Hornecker Joseph (1873- 1942)

[48] Elève à l' Ecole des Beaux Arts; avec Henri Gutton dans la mouvance de l'Art Nouveau à Nancy.

Jaussely Léon  (1875- 1932)

[81] Léon Jaussely est né le 9 janvier 1875 à Toulouse et décédé en 1932 à Givry (Saône-et-Loire).

Il fréquente l’école des beaux-arts de Toulouse. En 1893, l’attribution d’une bourse municipale lui

permet de poursuivre ses études à l’Ecole nationale des Beaux-arts de Paris dans l’atelier de

Daumet et Esquié. Il y obtient de nombreux prix (Chaudesaigues en 1897, prix des Architectes

américains en 1897, Chenavard en 1902, Labarre en 1903, etc.). Il est diplômé en 1903 et

remporte la même année le grand prix de Rome. …

Il est l’auteur de quelques projets d’architecture:

- architecte en chef de l’exposition internationale de la Houille blanche et du tourisme à Grenoble

en 1925 (il dessine aussi le palais de la Houille blanche et les fontaines lumineuses);

- musée permanent des Colonies pour l’Exposition coloniale de 1931 à Paris avec Albert Laprade et Léon Bazin;

- projet de cité-jardin à Muret;

- immeuble de La Dépêche du Midi à Toulouse .

Architecte en chef des PTT à partir de 1914, il a construit plusieurs bâtiments pour cette administration:

- centre de tri postal de Bordeaux en 1926 (bâtiment alliant fonctionnalité et esthétique Art déco);

- bureau de poste, Lannemezan (Hautes-Pyrénées) en 1930;

- bureau de poste de la rue du Colisée, Paris 8e, en 1932, avec Joseph Bukiet;

- direction régionale des PTT à Toulouse en 1932.

Laprade Albert

" [Sa carrière a] débuté pendant la guerre de 1914 au Maroc où Lyauthey l’avait adjoint à Prost et où il avait construit à Rabat,[...]le palais de la résidence. [...]Il construit plusieurs immeubles à Paris, ,[...] notamment celui du 76 rue de Rennes. A l’exposition de 1925, Laprade construit le pavillon du Studium Louvre ; pour l’exposition coloniale de 1931,[...], il édifie avec Jaussely, le musée des Colonies (musée des Arts Africains et océaniens), [...] à Lille les bâtiments de l’Echo du Nord, [...], la cité jardins d’Issoudun, à Paris, l’Office Central Electrique (1932), [...], une maison de santé rue de Lyauthey (1930) [...], et surtout le magasin des autos Citroën (1929) rue Marboeuf, détruit. "

 

Mewes Charles (1858- 1914)

[48] Elève de Pascal à l' Ecole des Beaux Arts, il a construit de nombreuses banques dans l'Est de la France. Il aménage les salles du Ritz, place vendôme, puis il construit le Carlton et le Ritz à Londres. Il fait également l'aménagement intérieur de plusieurs paquebots, et réalise l'établissement hydrominéral de Contrexeville.

 

Plumet Charles : 

" Architecte français né à Cirey sur Vezouze (Meurthe et Moselle), en 1861, mort à Paris en 1928. Commis chez un élève de Labrouste, Bruneau, architecte des monuments historiques, il se révèle en 1894, au salon de la société nationale des beaux arts, où il avait envoyé les plans et élévation d’une maison à loyers rue Legendre à Paris. L’année suivante, c’était une propriété de l’avenue de Malakoff où large emploi était fait des bow-windows, alors dans leur nouveauté. En même temps, il utilisait la céramique dans la décoration intérieure. Il construisit en nombre maisons et hôtels particuliers à Paris et Neuilly, caractérisés par leur loggias et balcons couverts. En même temps Plumet prenait une part active au mouvement de rénovation décorative de l’ameublement, qui se manifesta enter 1892 et 1900 et ses meubles eurent un succès durable "

Richard Joachim (1869- )

[48]  Il est admis à l'Ecole des Beaux-Arts en août 1889 et s'inscrit dans l'atelier de Victor Laloux. Il entre en première classe en 1893, cependant ayant commencé très rapidement à travailler (dès 1894) il n'obtint jamais le diplôme de l'Ecole des Beaux-Arts.

Il a construit de nombreuses maisons de rapport et hôtels particuliers.

Sauvage, Henri (1873-1932),

[13] " Architecte français, qui a participé aux deux mouvements "!modernes!" du début du 20e siècle : l'Art nouveau et le Rationalisme.

Elève de l'École nationale supérieure des beaux-arts, Henri Sauvage travailla de 1898 à 1912 en association avec l'architecte Charles Sarazin. Il adhéra dans un premier temps à l'Art nouveau (villa Majorelle à Nancy, 1898, pavillon de la Loïe Fuller à l'Exposition universelle de Paris, 1900) et s'attacha à la modernisation de l'habitat collectif. Il fonda avec Sarazin, en 1903, la Société anonyme de logements hygiéniques à bon marché. Il construisit la même année, rue Trétaigne, à Paris, un immeuble à structure de béton armé apparente et remplissage de briques, intégrant des équipements collectifs (salle de conférences, restaurant "!hygiénique!", bains-douches, magasin d'une coopérative de consommation et un jardin suspendu, etc.). Henri Sauvage, comme Tony Garnier, envisagea le regroupement des services dans le cadre de "!cités-jardins!" constituées d'unités d'habitation. Pour la ville de Paris, Sauvage réalisa des immeubles sociaux : en 1912, rue Vavin et en 1922, rue des Amiraux. L'usage d'un revêtement de céramique blanche, de bow-windows et de loggias rappelle l'Art nouveau. Mais la construction en gradins, afin d'accroître à la fois l'apport lumineux, les structures apparentes et la suppression de tout ornement, témoigne de la modernité et du rationalisme de l'architecte. Il travailla à la mise au point de maisons préfabriquées en série et à éléments standardisés. Entre 1926 et 1929, Sauvage collabora avec Frantz Jourdain à l'agrandissement des Galeries Lafayette à Paris. En 1931, il conçut, pour les magasins Decré à Nantes (détruits lors de la Seconde Guerre mondiale), une armature apparente d'acier ".

[48] Elève de Pascal à l'Ecole des Beaux Arts, il est influencé par l'Art Nouveau (théâtre de Loie Fuller à l'exposition de 1900, villa Majorelle à Nancy). Mais il s'oriente bientôt vers la construction de logements économiques. L'utilisation du béton dont il pressent les possibilités bien mieux que ses contemporains, l'amène à affirmer sa voie plus proche des formes et des usages des Travaux Publics, voire des dessins de Sant Elia. Les structures en béton non ponctuelles lui permettront de concevoir le premier des bâtiments de type paquebot dont la piscine des amiraux est un prototype (1925). Son influence sur les projets de type Cumbernauld eou Evry est évidente.